Textes

«La peinture toute entière»

La peinture de Tristan Villers me tient à distance et me met à l’épreuve de sa présence.
La double impression de force et de grâce que j’y vois, oscille entre des sensations de ratage et d’ébauche d’une grande habileté primitive.
Il y a cette famille de motifs étranges aux associations improbables.
De leurs aspects modestes et impénétrables se dégage une énergie quasi-orientale.
Il y a ces matières picturales brutales mais posées avec tant de justesse.
Il faut voir Tristan Villers littéralement patauger dans des mares de peintures qui s’écoulent hors de ses toiles.
Comme dans un tableau, le mur et le sol portent le peintre et laissent le tableau en suspension.
Ni près, ni loin de nous.

Piotr Klemensiewicz (2012)

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